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09/06/2008

VENISE, OBJET PICTURAL

Venise suscite l’écriture mais également l’illustration picturale (cf. photo, œuvre de Raffandré, coll. privée). e282a496c929c987b3889f4172e7f34f.jpg
Deux peintres français ont eu un lien tout particulier avec Venise, l’un parce qu’il mourut dans cette ville dans des circonstances tragiques, l’autre parce qu’il fit de Venise l’objet quasi exclusif de sa peinture, au point d’être baptisé le « Canaletto français ».
Léopold Robert est un peintre aujourd’hui tombé dans l’oubli qui fut pourtant fréquemment cité et loué par les écrivains du XIXe siècle. Alfred de Musset, dans un article sur le salon de 1836 dans la Revue des deux Mondes et George Sand, dans Lettres d’un voyageur, évoquent l’œuvre la plus connue de l’artiste, "Les Pêcheurs".
En 1835, le peintre se suicide en se tranchant la gorge à cause de son amour malheureux pour une jeune veuve, la princesse Charlotte Bonaparte. C’est tout particulièrement cette fin aux accents romantiques qui fascinent les écrivains de l’époque. L’année de sa mort, il partage un atelier au palais Pisani avec un autre peintre, Jules-Romains Joyant (1803-1854).
Surnommé le « Canaletto français », ce dernier a multiplié les séjours à Venise qu’il a « croqué » de toutes les manières. Un ouvrage excellent est paru sur ce peintre fou amoureux de Venise, sur sa technique picturale et sur les raisons de l’engouement des peintres pour la ville au XIXe siècle, Sur la route de Venise, aux éditions Somogy. 1708a141ada8bcde799f65885fd74665.jpg