Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

26/11/2014

Nouveau meurtre dans la Sérénissime

Avis aux amateurs : le nouvel opus de Donna Leon est disponible :
"L'inconnu du grand canal"...

Lire la suite

13:18 Publié dans Livre, Romans | Lien permanent | Commentaires (0)

27/07/2014

"L'amant sans domicile fixe" de Carlo Fruttero et Franco Lucentini

Sans titre.png


J'ai trouvé cet ouvrage l'année dernière dans une librairie étudiante vénitienne.
L'ouvrage, publié il y a un moment déjà, s'articule autour du mythe du Juif errant.
Personnellement, je n'ai pas été très convaincue par cette histoire mais en revanche, comme l'indique la quatrième de couverture, le personnage principal du livre est bien Venise, décrite avec une grande précision.
A vous de voir...

Lire la suite

13/07/2014

Un Persan à Venise

Esprit éclairé, Montesquieu a fondé son savoir sur l'expérimentation. Dans "Les Lettres persanes", il réalise une satire déguisée des mœurs, de la société et des lois de son époque. Le choix du roman épistolaire permet à l'auteur de varier les points de vue et d'exposer différentes thèses par le biais des échanges entre plusieurs personnages. Deux Persans, Rica et Usbek, découvrent avec étonnement l'Europe et la société française, introduisant une distance naïve et objective qui met en relief les ridicules de cette société et de ses préjugés.
Cet ouvrage nous invite à une prise de conscience de la relativité de nos connaissances. Il nous montre également qu'il n'est pas de société sans justice et sans vertu...
montesquieu,venise

Lire la suite

11:03 Publié dans Livre, Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : montesquieu, venise

13/06/2012

Le Condottiere du Rialto de Jacques Rouvière

Nouvelle publication romanesque sur Venise :

Lire la suite

19:40 Publié dans Romans | Lien permanent | Commentaires (1)

16/12/2010

Le Rivage des Syrtes

Construit autour d'un monde imaginaire, Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq emprunte à Venise ses paysages et son organisation politique au travers d'une prose poétique envoûtante, emprunt dont le narrateur dénonce lui-même le caractère galvaudé :

120px-Signature_julien_gracq.png"Le gouvernement d'Orsenna, comme celui de tous les états mercantiles, s'est toujours distingué par une méfiance jalouse à l'égard des chefs, et même des officiers subalternes, de ses armées et de ses flottes. Contre les risques d'une intrigue ou d'un coup d'Etat militaire, longtemps redouté à l'époque où des guerres continuelles l'obligeaient à tenir en campagne des forces importantes, l'aristocratie d'Orsenna n'a pas cru se prémunir assez en imposant la plus étroite sujétion des cadres militaires au pouvoir civil : depuis des temps très reculés, les plus nobles familles ne pensent point déchoir en déléguant auprès d'eux leurs jeunes hommes dans des fonctions qui touchent de fort près aux pratiques de l'espionnage, et dont l'effet a été longtemps d'étouffer dans l'oeuf toute tentative de conspiration armée. Ce sont là les "yeux" célèbres de la Seigneurie : leurs pouvoirs mal délimités, mais en réalité toujours officieusement étayés par le poids d'un grand nom et le crédit d'une ancienne famille, leur laissant en général l'initiative la plus étendue, même au cours d'une campagne. " [...]Venise3 030.jpg
Ainsi rappelé à moi, je me souvenais brusquement de ce surnom très complaisamment ironique de "Venise des Syrtes" qu'ont donnait à Maremma. L'image me revenait, qui m'avait souvent frappé sur les plans de la chambre des cartes, d'une main aux doigts effilés qui s'avançait dans la lagune et figurait le détroit instable et bourbeux d'un des rares oueds qui parviennent à la mer dans les Syrtes."

Venise3 057.jpgA lire pour retrouver l'atmosphère incomparable de la lagune...

Photos Florence Brieu-Galaup, tous droits réservés.

10:05 Publié dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0)

08/02/2010

Le Voyage...

bleu orage.jpgUne Venise fugitive et oxymorique à travers le regard  d'un des personnages du Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline :

" Non, j'aime autant vous l'avouer, je ne me sens plus de force à me tracasser davantage, ce que je cherche pour achever mon existence, c'est un petit coin de recherches bien tranquilles, qui ne me vaillent plus ni ennemis, ni élèves, mais cette médiocre notoriété sans jalousie dont je me contente et dont j'ai grand besoin. Entre autres fadaises, j'ai songé à l'étude de l'influence comparative du chauffage central sur les hémorroïdes dans les pays du Nord et du Midi. Qu'en pensez-vous ? De l'hygiène ? Du régime ? C'est à la mode ces histoires-là ! n'est-ce pas ? Une telle étude convenablement conduite et traînée en longueur me conciliera l'Académie j'en suis persuadé, qui compte un nombre majoritaire de vieillards que ces problèmes de chauffage et d'hémorroïdes ne peuvent laisser indifférents. Regardez ce qu'ils ont fait pour la cancer qui les touche de près !... Qu'elle m'honore par la suite l'Académie, d'un de ses prix d'hygiène ? Que sais-je ? Dix mille francs ? Hein ? Voilà de quoi me payer un voyage à Venise... j'y fus savez-vous à Venise dans ma jeunesse, mon jeune ami... Mais oui ! On y dépérit aussi bien de faim qu'ailleurs... Mais on y respire une odeur de mort somptueuse qu'il n'est pas facile d'oublier par la suite..." (p. 363, éd. Gallimard, 1952).

Photos Florence Brieu-Galaup, tous droits réservés.